Le pansage : La base d’une belle relation.

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Le pansage :
« Le pansage est important pour l’hygiène du cheval. Il permet de vérifier son état de sa santé et de remarquer d’éventuelles blessures. Ce soin favorise l’activation de sa circulation sanguine et de ce fait, l’augmentation de la température de sa peau. Il s’effectue avant et après avoir monté son cheval. De plus, le pansage est sans aucun doute un moment privilégié entre le cavalier et sa monture. Dans un club, il permet au cheval de se familiariser avec son cavalier. Le matériel de pansage ne doit être employé que pour un seul cheval. Cela permet d’éviter la transmission de parasites d’un cheval à un autre. »

Le Saboteur


Comme précisé plus haut, le pansage a pour objectif premier de vérifier l’état de santé général du cheval. C’est un acte propice à la création ou au renforcement des liens entre l’animal et l’humain. Il est essentiel d’y accorder une grande importance, d’y ajouter de la délicatesse, et d’y passer le temps nécessaire.
Je me souviens que quand je montais en club plus jeune, mes parentes étaient toujours choqués que je demande à ce qu’on m’y conduise environ deux heures avant le début de la reprise. J’adorais prendre le temps d’aller chercher mon cheval en pâture, marcher avec lui, et passer une bonne grosse heure à le câliner, lui enlever toutes traces de boue, même la plus infime qui soit. C’était, en vérité, mon moment préféré de l’après-midi. Cet instant de complicité avec le poney ou le cheval que j’allais faire travailler.

Le pansage peut être plus ou moins complet, mais inutile de vous dire que je fais en général un pansage assez approfondi qui me prend en moyenne une heure à chaque fois. Je m’assure de cette manière à ne laisser aucune saleté pouvant blesser le cheval avec le frottement de l’équipement.

MATERIEL DE BASE

    • Etrille (Américaine, Finlandaise, en caoutchouc, etc …)
    • Bouchon
    • Brosse douce
    • Brosse à crin
    • Cure-pied
    • Brosse à sabot
    • Lingettes bébés

C’est, pour moi, le matériel indispensable à avoir dans sa boîte ou son sac de pansage. Pour être efficace, tout ce petit monde s’utilise dans un ordre précis. Mais avant de s’attaquer au décrassage de ton poney préféré ou de ton cheval, il faut bien s’assurer de disposer d’un endroit calme, propre, avec un sol adapté à la position statique du cheval sur une longue période (bah oui, il s’agirait pas de demander un effort inutile à notre ami à quatre pattes juste pour tenir en équilibre sur un terrain plein de cailloux et en pente !).  Ensuite, on attache dada, avec un licol en cuir ou en nylon, et SURTOUT PAS avec un licol éthologique (qui n’est absolument pas destiné à l’attache). Et on laisse une longueur de longe ni trop courte, ni trop importante, à un endroit qui est prévu pour ça, comme par exemple une ficelle nouée au crochet d’attache pour que le cheval puisse se libérer si un problème survient. Enfin, après s’être assuré que le matériel se trouve à proximité, sans pour autant être dans un zone accessible au cheval (pour ne pas retrouver de la bouillie de brosses), on peut passer à l’attaque.

DEROULEMENT DU PANSAGE

2018-03-01_11.18.34On commence, en fonction de l’état de crasse du bétail, par utiliser une étrille. J’ai une grosse préférence pour l’étrille Américaine, qui permet d’enlever une bonne quantité de boue, de sable, ou autre élément dans lequel le cheval a pu prendre plaisir à se rouler. Elle se passe uniquement sur les parties charnues du cheval, à savoir l’encolure, le dos, les flancs, la croupe, les épaules et les hanches (évitez les parties osseuses). Hormis l’étrille Américaine que je passe dans le sens du poil, les autres s’utilisent en effectuant des mouvements de rotation et surtout des mouvements énergiques. L’étrille permet d’enlever le plus gros de la saleté. Ce sont les plus grosses particules qui partent sous le passage de cette « brosse ». Elle n’est donc évidemment pas à utiliser seule. C’est une étape que j’utilise à chaque pansage en hiver, obligatoire si on veut un bébé présentable, et occasionnellement en été quand ma dadoune a de belles plaques de boue.

Ensuite, j’utilise une Magic Brush. Oh ce que j’aime cette brosse ! Je la passe partout. Mais genre absolument partout. Et dans le sens du poil, de la tête vers la croupe. Elle me permet d’enlever les plus moyennes particules que l’étrille n’a pas retirées. Avec elle je peux venir à bout des grosses tâches, mais surtout, je peux enlever toute la bouillasse séchée sur les membres de ma ponette. C’est un peu mon étrille des zones sensibles. Alors bien sûr, chaque cheval étant différent, assurez-vous bien que vous êtes face à un cheval qui supporte le passage de la Magic Brush sur les zones plus sensibles. Parce que, oui, en plus de la passer sur les membres, quand un petit amoncellement de boue me résiste au niveau de la tête, je viens frotter très très légèrement avec ma Magic Brush.

2018-03-01_11.13.35Après ça, j’utilise un bouchon. D’abord à rebrousse-poil, pour faire sortir les saletés, puis dans le sens du poil. Il permet de parfaire le passage de l’étrille et la Magic Brush en venant enlever les particules plus fines qui passent au travers des deux brosses précédentes. Toujours pareil, sur toutes les parties du corps, et cette fois, pratiquement tous les chevaux la supporte au niveau des membres. En ce qui concerne la tête, ça reste une brosse encore assez dure, donc qui n’est pas adaptée à tous.

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Brosse douce et étrille en caoutchouc

2018-03-01_11.11.38L’étape suivante, c’est le passage de la brosse douce. Elle vient terminer le pansage en enlevant les dernières petites particules et elle lustre le poil. Elle peut se passer de la tête aux sabots sans souci, à rebrousse-poil puis dans le sens du poil. Pour la tête du cheval, il existe des brosses de tête. Personnellement j’en possède une, mais je ne m’en sers jamais. Je passe le bouchon, moment préféré de ma ponette, qui se frotte dessus comme une dingue, et ensuite je viens donner un petit coup de brosse douce.

2018-03-01_11.20.04Voilà maintenant l’étape du soin des crins. Avant le début du pansage, je viens pulvériser du démêlant sur la crinière et la queue (j’évite le toupet), que je laisse agir pendant que je brosse. Je me muni ensuite de ma brosse à crins, que je passe sur et sous la crinière jusqu’à ce que plus aucun nœud ne me résiste. Quand il y a de la résistance, je tiens toujours la base du crin pour ne pas tirer comme une malade directement sur la racine (souvenir de mes
2018-03-01_11.15.06interminables séances douloureuses de brossage de cheveux longs de mon enfance). Pour la queue, plusieurs méthodes peuvent s’appliquer. En ce qui me concerne, je brosse « mèche par mèche » la queue avec une main, et l’autre main tient la base de la queue. Parfois, je torsade l’intégralité de la queue, dont je viens brosser le l’extrémité, et je « dé-torsade » petit à petit pour finalement arriver jusqu’en haut. Je fini toujours par le toupet, car c’est ce que la dadoune préfère (incroyable quand on connait son histoire).

Pour finir, je m’occupe des sabots. Je viens dans un premier temps passer la brosse à sabot sur la paroi de ces derniers, et si nécessaire, je viens même gratter avec le cure-pied les morceaux de terre collés. Je demande ensuite le sabot que je soulève, et je passe le cure-pied au niveau de la sol, la paroi, la ligne blanche, et j’insiste bien sur les lacunes latérales. Je viens ensuite gratter délicatement avec le côté du cure-pied la saleté sur la 2018-03-01_11.06.34fourchette. Bien que ce soit une des premières chose qu’on apprend, je tiens à rappeler que, contrairement à la corne, la fourchette est un endroit sensible, et qu’il serait malvenu de venir planter le cure-pied à l’intérieur (à moins de vouloir apprendre à voler après s’être pris le coup de sabot de sa vie). Une fois que j’ai fini avec le cure-pied, je passe un coup de brosse à sabot sur l’intégralité de celui-ci, pour enlever les derniers morceaux de saleté. Le soin du pied c’est pour moi LE PLUS IMPORTANT, car c’est la base de la bonne santé et du bon travail d’un équidé. Comme on dit « pas de pieds, pas de cheval ».

Je viens achever mon pansage en nettoyant les muqueuses (yeux, naseaux, bouche, parties génitales) avec des lingettes pour bébés.

LES PETITS PLUS

En plus du pansage que je viens de détailler, on peut se servir de peigne, de ciseaux courbés, et d’élastiques, pour désépaissir le crin, couper le passage de têtière ou une queue trop longue, et natter son cheval pour des présentations, des concours ou tout autres événements nécessitant un cheval au top.

On peut également utiliser du shampooing sec, pour enlever les tâches sur les robes claires, une époussette pour avoir un beau poil bien brillant, mais aussi un gant de massage, qui peut être associé à des baumes pour masser et détendre les muscles du cheval avant et/ou après la séance.

Selon la nature des pieds du cheval, certains onguents et graisses, accompagnés d’un pinceau peuvent aider à passer la saison.

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En été principalement, il est peut être nécessaire d’avoir une éponge, des  serviettes, et un couteau de chaleur pour doucher, sécher, et enlever le surplus d’eau après la douche.

Enfin, une petite trousse de secours est toujours la bienvenue pour soigner les petits bobos.

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